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De la transparence de mes organes
Je glisse pour émerger
Dans un monde sans nom
Hors du temps et des mémoires
L'air est miscible avec les choses
Il y a une porte à chaque zénith
Et un vortex à chaque nadir
Sujets et objets pleuvent à torrents
En images presque holographiques
Ma vue perce pics et collines
De lointains bruits frappent mon ouie
Comme si j'ai cessé d'être unitaire
Solubilisé avec les éléments
Le gigantisme des espaces m'habite
Et l'atome devient ma demeure
Preuve par excellence
D'une possible éternité. 
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waw! c'est prodigieux et ça donne le vertige.
j'apprendrai ce poème par coeur et je le citerai chaque fois que je veux fuir ce monde pour un voyage interieur. Merci!